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On vous dit tout sur... l'hymne de Nice, Nissa la Bella.

Sans tomber dans du régionaliste exacerbé, ce n'est pas mentir d'affirmer qu'à Nice comme en Bretagne, en Corse, au Pays-Basque, en Alsace ou ailleurs, nous sommes fiers de nos traditions locales. Elles peuvent aussi bien être culinaires que culturelles. A Nice, par exemple, un chant traditionnel vient rythmer les manifestations officielles, matchs de football, kermesses d'écoles et fêtes populaires, c'est Nissa la Bella.

 

Tout d'abord, faisons les présentations. Ladies et gentlemen, voici notre Nissa la Bella :

 

 

Maintenant, passons au décryptage. 

 

Les différents couplets relatent la ville telle qu'elle est ressentie par son auteur, Menica Rondelly, dont nous parlerons un peu plus tard. Il en dépeint les couleurs de la mer, le parfum de fleurs, son soleil resplendissant, ses tonnelles, bref la qualité de vie au début du XXème siècle. Ecrite et composée en 1903 (hymne "officieux" de Nice depuis 1906), la chanson semble illustrer le charme du "village" que forme alors la vieille-ville entourée de vastes étendues de terres agricoles. N'oublions pas que deux ans auparavant, Nice ne comptait "que" 105 000 habitants, trois fois moins qu'aujourd'hui.

 

Le tableau de cette Nice dix ans avant la Grande guerre est celui d'une ville au pied de la colline du château vers laquelle converge les paysans et bergers de l'arrière et du haut pays pour vendre les produits de leurs terres nourricières. Image d'une émigration économique liée à la saisonnalité, elle illustre ce qu'on appellera les prémices de l'exode rurale qui conduira à la sédentarisation de ces familles des vallées de la Vésubie ou de la Roya à Nice.

 

La passion de l'auteur pour "sa" ville, est au cœur du refrain entonné avec vigueur en toute occasion encore maintenant : "vive Nice, la belle Nice". La belle Nice, construite sur la rencontre des cultures des Ligures, des Piémontais, des bergers des vallées, des émigrés de toutes origines de parte et d'autre du fleuve Paillon qui fend alors la ville en deux : la vieille-ville colorée et populaire à gauche et la "nouvelle" Nice en expansion sur la rive droite réunie d'une langue commune.

 

L'auteur est lui aussi, un marqueur local. Compagnon de Garibaldi, né dans le Nice sarde en 1854, Francesco-Domenico Rondelly dit Menica Rondelly, composa la chanson à l'age de 49 ans. Combattant les prussiens aux côtés de son mentor, militant de la première heure de l'identité nissarde, il fut conservateur du musée d'histoire naturelle de la ville.

Le poète écrivit également de nombreuses fois pour le carnaval de Nice et n'hésita pas à éditer un journal en Niçois, la Ratapignata (la chauve-souris) dont on peut voir un exemplaire exposé au musée Masséna.

 

Ne se cantonnant pas aux seuls contreforts de la Méditerranée, les supporters niçois entonnent la chanson également lors des matchs à l'extérieur de l'OGCN. Et même au-delà. En effet, pour la première fois, elle a résonné sur les Champs-Élysées le 14 juillet 2017, un an jour pour jour après le drame de la promenade des Anglais, à l'occasion du défilé militaire de la Fête nationale, à l'initiative du président Emmanuel Macron. 

 

Un retour aux sources pour cet hymne composé, justement, pour un 14-Juillet, celui de l'année de son écriture qu'entonnera très souvent le photographe niçois Jean Gilletta -dont l'expo retrospective est le sujet d'un autre article (en ligne le 28 janvier).

 

Vous voulez en savoir plus sur l'histoire de Nice ou découvrir des anecdotes sur la ville ? Notre site est fait (aussi) pour ça.

 

 

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